
La lutte pour l’éradication du CoVid-19 suppose de stopper intégralement le secteur du transport aérien commercial pour un temps indéterminé.
L’OMS qui s’occupe de santé, ne dispose pas de plan pour stopper le transport aérien en cas de pandémie, cela s’est vu. L’OMC qui s’occupe de commerce est plus préoccupée par garantir une libre et juste concurrence que d’interrompre le transport aérien.
Le hic, c’est que tant que les avions volent, même au dixième de leur capacité, ils véhiculent le virus avec les voyageurs. Et à 10 % de leur capacité, ils vont tous faire faillite. Nous sommes en passe d’avoir le pire du pire : l’effondrement du secteur et la prolongation de la pandémie.
Une compagnie d’aviation c’est du personnel, qui vole sur des avions dont on amortit l’acquisition, qui consomme du kérosène, en exploitant des créneaux sur des aéroports.
Si tous les pays s’engagent simultanément à prendre en charge (dispositifs nationaux de chômage partiel ou équivalents) les personnel, que l’on repousse dans le temps les échéances des emprunts en décalant du nombre de mois qu’il faudra, qu’il n’y a plus de coût de combustible, et que les autorités nationales prennent en charge le personnel des aéroports (souvent entités publiques ou parapubliques) en gelant les conditions d’attribution des “slots”, il est alors possible de sauver l’aviation et de stopper cette forme de propagation de la pandémie.
Cela n’empêche ni le fret aérien ordinaire, ni les opérations de rapatriement, ni le transport des matériels médicaux au fur et à mesure des besoins. Il faudra aussi veiller à ne pas oublier la situation des pays les plus fragiles et prévoir d’y associer le soutien de la Banque Mondiale.
Il faut pour cela amener l’OMS et l’OMC à faire une déclaration conjointe appelant les états à agir de la sorte.
Notre sort à tous en dépend.
1 comment on Note CoVid #2 – Annexe Aviation